Présentation générale
CobiT, Control OBjectives for Information & related Technology,
initialement positionné sur le contrôle des objectifs des
systèmes d'information, est aujourd'hui centré sur la
gouvernance des systèmes d'information. Porté en France
par l'AFAI (Association Française de l'Audit Informatique)
et au niveau international par l'ISACA (Information Systems Audit and
Control Association) le référentiel en est à sa
quatrième version. Il a servi de socle technique à la
création par l'AFAI et le CIGREF (Club Informatique des GRandes
Entreprises Françaises) de l'Institut de la Gouvernance des
Systèmes d'Information. Sur les grands principes, le
référentiel prend en compte :
- Les exigences métiers qui doivent piloter,
- Les ressources informatiques utilisées par,
- Des processus informatiques pour supporter,
- L'information de l'entreprise qui doit répondre au premier point, les exigences métiers.
En outre, CobiT est aussi positionné sur la formation des
auditeurs informatiques. Le CISA (Certified Information Systems
Auditor) est obtenu sur réussite à l'examen
proposé par l'ISACA. Examen dont la préparation est
fondée sur CobiT.
CobiT, ITIL et gouvernance informatique
La gouvernance informatique repose sur cinq thèmes majeurs :
- L'alignement stratégique :
pour garantir l'adéquation des services informatiques avec la
stratégie de l'entreprise et les exigences des directions
métiers. Et pour disposer d'un modèle de consommation des
ressources optimisé et ajusté sur les besoins de
l'entreprise.
- La création de valeur :
pour apporter un véritable retour sur investissement d'une
informatique parfois perçue comme coûteuse. Mais aussi
pour amener la DSI vers un modèle d'innovation pour favoriser la
conribution au succès de l'entreprise.
- La gestion du risque :
car la dépendance à l'information des directions
métiers est telle que l'impact d'une indisponibilité
informatique entraîne des conséquences parfois fatales
pour l'entreprise.
- La mesure de la performance : pour maintenir le niveau des services quelle que soit la demande, et
en intégrant les consommations du passé, la situation
actuelle et les perspectives d'évolution de cette demande sur la
base des plans stratégiques et tactiques de l'entreprise.
- La gestion des ressources : pour disposer à chaque instant du niveau d'expertise optimal en fonction des dossiers à traiter.
Cobit, propose sur ces cinq volets un ensemble de 34 processus
structurés autour de 4 domaines destinés à
soutenir le cycle de vie du système d'information. L'ensemble
est proposé sur une bibliothèque en 4 chapitres
(Objectifs de contrôle général, objectifs de
contrôle détaillé, guide de management et
modèle de maturité) Ces quatre domaines sont :
- Planifier et Organiser (PO).
- Acquérir et Implémenter(AI).
- Délivrer et Supporter(DS).
- Surveiller et Evaluer (SE).
ITIL, sur la dernière édition (v3), structure son
accompagnement opérationnel et tactique sur 5 étapes du
cycle de vie des services. Le référentiel est
désormais organisé autour de ces étapes, couvertes
chacune par un ouvrage de même titre:
- Stratégie des services.
- Elaboration des services.
- Transition.
- Opérations.
- Plan d'amélioration.
Y a-t-il concurrence des référentiels ? Si l'on
considère que ITIL propose un ensemble de pratiques
éprouvées pour structurer la production des services sur
les niveaux opérationnels et tactiques, et que CobiT intervient
sur les lignes directrices et le contrôle, la
complémentarité semble s'imposer. ITIL n'est pas un
référentiel de gouvernance. Mais nous constatons,
sur des implémentations réussies, un niveau de
contribution extraordinaire sur les cinq thèmes majeurs
précédemment cités. Les indicateurs de performance
et de qualité ne trompent pas. En associant les deux
référentiels, nous disposons d'une boîte à
outils performante pour contribuer au succès de l'entreprise.
CobiT et ITIL, les liens
L'étude
du référentiel CobiT met en évidence de nombreux
liens entre le domaine "Délivrer et Supporter" et les processus
du support et de la fourniture des services:
- DSI-Gérer les niveaux de service et ITIL gestion des niveaux de services.
- DS3-Gérer la performance et la capacité et ITIL gestion des capacités.
- DS4-Assurer un service continu et ITIL gestion de la disponibilité et de la continuité.
- DS6-Identifier et imputer les coûts et ITIL gestion financière des services.
- DS9-Gérer la configuration et ITIL gestion des configurations.
- DS10-Gérer les incidents et les problèmes et ITIL gestion des incidents et des problèmes.
Sur le modèle itératif proposé par ITIL pour
l'amélioration continue des services, Cobit est également
présent avec la planification, l'organisation, la
surveillance et l'évaluation. Sur la gestion des rôles et
des responsabilités, CobIT utilise le modèle RACI
(Responsible, Accountable, Consulted, Informed) pour chacune des
activités du processus. ITIL insiste également sur une
définition précise des fonctions. Enfin, en
matière de gestion de la maturité, les 2 modèles
se rejoignent autour d'une échelle à 5 niveaux (1 pour
initial, 2 pour repeatable, 3 pour defined, 4 pour managed et 5 pour
optimised).
Doit-on choisir entre Cobit et ITIL?
Cobit,
positionné en référentiel de gouvernance
intervient sur les lignes directrices et le contrôle des
objectifs associés. ITIL propose sur les niveaux
opérationnels et tactiques des processus destinés
à produire de manière optimale des services de
qualité. Il n'y a donc certainement pas lieu de faire un choix
quelconque. La complémentarité des deux
référentiels doit amener la DSI, et au delà
l'entreprise, à disposer de dispositifs de gestion de
l'information en ligne avec ses ambitions de croissance et de
profitabilité. Sur les deux référentiels,
l'entreprise dispose d'un ensemble de recommandations souvent
pertinentes. Celles-ci restent toutefois inapplicables sans un minimum
de personnalisation. Charge aux organisations de s'approprier le
meilleur de CobiT pour structurer ses objectifs et ses dispositifs de
contrôle et à adapter les bonnes pratiques d'ITIL pour les
intégrer dans son modèle de production.
C'est probablement par ce travail d'ajustement que les
deux référentiels apportent toutes leurs valeurs pour
répondre aux exigences des directions métiers.
Christian Nawrocki
www.itpms.fr
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Newsitweb.info : Catherine Croiziers de Lacvivier, pourriez-vous vous présenter?
Catherine Croiziers de Lacvivier : Je travaille à l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine) www.anru.fr.
L’ANRU gère le programme national de rénovation urbaine, tel que défini par la loi du 1er août 2003, récemment amendée, qui prévoit une offre nouvelle de 250 000 logements locatifs sociaux, la réhabilitation de 400 000 logements locatifs sociaux, la démolition de 250 000 logements ainsi que des équipements publics et des aménagements urbains pour la période 2004-2013. Ses nouvelles capacités de subventions permettent, par un effet démultiplicateur, d'estimer les travaux à engager à terme à près de 35 milliards d'euros.
L’informatique gère 6000 utilisateurs qui sont les clients (maires, responsables de DDE, bailleurs sociaux…) de nos services avec des extranets, annuaire ldap et workflow de suivi les projets financiers.
De ce fait le terme de clients pour l’informatique peut être pris en sens propre.
Newsitweb.info : Connaissez vous ITIL et Cobit ?
Catherine Croiziers de Lacvivier : ITIL, oui bien sûr j’ai par ailleurs suivi une formation.
Pour Cobit, j’en ai connaissance sans l’avoir pratiqué.
Newsitweb.info : Que pensez vous de ces méthodes et bonnes pratiques ?
Catherine Croiziers de Lacvivier : Par essence même du métier de DSI, nous appliquons tous, des « bonnes pratiques » pour la gestion des services informatiques donc je n’ai pas été surprise lors de ma formation ITIL.
Suite à la formation, je me suis attachée à organiser mon équipe informatique et notamment à attribuer les rôles et responsabilités de façon plus définis. En d’autre terme ITIL m’a donné un cadre organisationnel.
Newsitweb.info : Pensez vous qu’ITIL est adapté à la PME ?
Catherine Croiziers de Lacvivier : ITIL m’a été utile pour l’organisation du service et pour construire une vision du schéma directeur (stratégie et investissements) de l’informatique à 3 ans.
L’analyse statistique des éléments enregistrés par nos logiciels me permet de mesurer la qualité de service fournie à nos clients.
Alignement de l’informatique aux besoins du métier de l’organisation en perpétuel mouvement, qualité de service et maîtrise du budget informatique me semble être une préoccupation de tous les responsables informatiques quelque soit la taille de leur organisation.
Newsitweb.info : Et ITIL V3 qu’en pensez vous ?
Catherine Croiziers de Lacvivier : Cela m’intéresse énormément. Je pense très prochainement suivre une formation et me plonger dans la lecture des 5 nouveaux ouvrages.
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Newsitweb.info : Dominique Moisand pourriez-vous vousprésenter
rapidement ?
Dominique Moisand : ASK, la société que j'ai créée en 1990 est une société de conseil en
management, positionnée à la charnière des domaines stratégiques actuels
: management, systèmes d'information et ressources humaines, le Cabinet
a pour mission de réussir le déploiement de la stratégie de ces clients.
Je suis aussi Vice Président de l'AFAI (Association Française de l'Audit
et du Conseil Informatiques) qui a pour but de développer l'emploi des techniques et des méthodes visant la maîtrise des systèmes d'information (dont Cobit).
Newsitweb.info : Au delà des liens possibles entre Cobit et
ITIL, vus précédemment, quels sont les points qui vous semble important
de souligner?
Dominique Moisand : Je pense qu'il est important de souligner les points suivants :
1) Cobit permet véritablement de construire une gouvernance des SI. Ce
référentiel a été développé avec le souci constant de pouvoir greffer
d'autres référentiels opérationnels, comme ITIL, de façon simple.
COBIT prend en compte à la fois la dimension de Gouvernance mais aussi
la maîtrise des risques dans un mécanisme d'amélioration permanente.
Pour moi, ITIL est parfaitement adapté aux services et à la production.
Il se couple très facilement à COBIT pour rendre compte de l'ensemble de
la dimension SI.
2) Cobit apporte une démarche structurée en 10 processus stratégiques
pour la prise en compte des principales dimensions du pilotage du SI.
Citons en particulier le processus projet, véritable base de travail du
PMO (project office manager). On y trouve aussi bien le référentiel de
conduite de projet, le tableau de bord des projets, la gestion des
risques, dont l'aspect "alignement" aux métiers constitue une des
préoccupations.
Newsitweb.info : Quelle est selon votre expérience le
meilleur moyen pour aborder un projet intégrant Cobit?
Dominique Moisand :
1) livre les ouvrages disponibles à l'AFAI disponible sur ce lien et prochainement chez EYROLES (sortie
en octobre 2007). Voir aussi le site www.isaca.org pour les anglophones.
2) se former à Cobit:
A ma connaissance il n'existe que deux organisations qui proposent des
formations en inter entreprise: l'AFAI et CAP GEMINI INSTITUTE. Chez
ASK, nous animons ces formations et nous délivrons aussi, en direct des
formations en intra entreprise.
3) Il est indispensable d'être accompagné, ne serait-ce que pour cadrer et faire converger l'ensemble des référentiels (Cobit, ITIL, CMMi ou PRINCE 2, ISO 27001, etc.). La dimension Qualité au sens de l'ISO 9001 doit aussi être prise en compte. Avec tout cela, l'enjeu est de créer un référentiel adapté aux besoins de l'entreprise.
Question Newsitweb.info : Quelle est le succès de COBIT auprès des
entreprises?
Dominique Moisand : De façon un peu générale, les enquêtes montrent que la majorité des DSI
situent la Gouvernance comme une priorité, avec une dimension de
maîtrise des risques liée en particulier à Sarbanes Oxley, et une
dimension d'efficacité et de création de valeur. Cobit est le seul
référentiel qui réponde à ces préoccupations. La pénétration globale est
de l'ordre de 14%. Ce serait beaucoup plus si on étudiait uniquement les grands comptes, cible privilégiée de Cobit.
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POUVEZ-VOUS MIEUX GERER VOS PRIORITES? (épisode 4/10)
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De mois en mois vous progressez dans la gestion de vos priorités. Vous connaissez vos qualités et vos défauts, vous privilégiez l’important, vous tenez compte de vos collaborateurs…mais le flot des tâches ne semble jamais s’arrêter. Comment ne pas crouler sous cette vague incessante, comment tenir le cap quand les sollicitations ne cessent de s’amplifier ?
Nous avons en effet à effectuer des tâches plus ou moins urgentes en fonction des délais que nous nous fixons (ou qui nous sont imposés). Celles-ci peuvent dépendre de nous ou du travail d’autres personnes ; elles peuvent s’effectuer en une fois ou de manière morcelée dans le temps…
Comment choisir celles qui sont à traiter immédiatement ?
Les degrés de priorité
Le degré de priorité d’une tâche est fonction de l’importance de la tâche et de la durée estimée pour sa réalisation :

En supposant que vous ayez des tâches des quatre types à effectuer, par lesquelles commencez-vous ? Vous choisirez sûrement :
- de commencer par « A » (réalisation rapide/forte importance) pour vous en débarrasser ;
- de terminer par « D » (réalisation longue/moindre importance).
Le vrai débat porte plus sur les tâches « B » et « C » :
- privilégier « C » (réalisation longue/forte importance) peut sembler logique. Toutefois, dans un monde un peu turbulent, attendre est parfois utile ;
- choisir « B » (réalisation rapide/moindre importance) en deuxième option peut être une bonne idée : cela dépend si vous devez effectuer vous-même la tâche ou si vous pouvez la déléguer.
Construire une grille de priorité
Pour choisir quelles tâches privilégier (entre B et C par exemple), nous vous suggérons de vous construire une grille de priorités. Vous cocherez les cases correspondant aux affirmations qui vous semblent vraies pour chaque tâche (vous pouvez bien sûr ajouter à la fin du tableau des affirmations supplémentaires).

Cette grille est la vôtre. Elle peut évoluer au fil du temps. Elle ne résoudra pas tous les conflits, mais elle vous facilitera les choix dans la grande majorité des cas. Cette grille, en fait, vous permet de structurer votre pensée : c’est le cheminement que vous faites consciemment ou non lorsque vous devez choisir. Le fait de la coucher sur le papier vous permet de prendre en compte les aspects émotionnels (« je fais ce qui me plaît ») et de la pondérer. Enfin, elle vous facilite le choix entre de multiples tâches.
Bonne construction de grille !
Le mois prochain, nous aborderons l’épisode 5 : agencer son temps.
Gérard Rodach
Pour en savoir plus, découvrez le livre de Gérard Rodach, Gérer son temps et ses priorités éditions Eyrolles 2207
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DICO BUSINESS: Rubrique sponsorisée par ACM ITIL |
Analyse SWOT
L’analyse SWOT (Strengths, Weaknesses, Opportunities, Threats) est un outil utilisé en gestion et formulation de la stratégie. Il permet d’aider à définir les points forts, les faiblesses, les opportunités et les menaces pour une entreprise, un projet…
Les points forts et les faiblesses font partis des facteurs internes; ceux qui créent ou détruisent la valeur. Cela peut comprendre des actifs, des qualifications, des ressources, des procédés… qu’une entreprise a à sa disposition, comparées à ses concurrents. Ils doivent potentiellement pouvoir être « benchmarker » et suivi par des KPI internes.
Les opportunités et les menaces sont des facteurs externes qui peuvent tout autant créer ou détruire la valeur. La grande différence c’est que l’entreprise (ou le projet) ne les maintient pas sous son contrôle. Ils émergent de différents facteurs : dynamique concurrentielle, facteurs démographiques, économiques, politiques, techniques, sociaux, légaux, culturels.
Mise en application simple et pratique : Evaluer vous dans votre poste ou fonction au travers d’une analyse SWOT
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